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Que faire à Lille ?

Vie culturelle lilloise

Cinémas

Comme toute grande ville universitaire, Lille vous permettra de voir de nombreux films. Les salles de cinéma sont concentrées autour des rues piétonnières du centre ville.

Dans ce périmètre, une trentaine de salles vous permettront de voir les derniers films sortis ou certaines avant-premières. Certains cinémas tels que le Majestic ou le Métropole vous permettront de voir les films en version originale sous titrée en français.

A Villeneuve d’Ascq, vous pourrez aller au Méliès situé au Triolo ou au Kino implanté dans l’enceinte de l’Université de Lille III.

En France, nous constatons actuellement une migration des salles de cinéma du centre ville vers les centres commerciaux à la périphérie des villes ; le Kinépolis constitue ainsi le plus grand complexe cinématographique de la métropole. Par le métro, il vous faudra vous arrêter à la station terminus Saint Philibert. Au mois d’avril, vous pourrez aussi vous rendre au Festival du film d’aventure de Valenciennes. Pendant les vacances scolaires, le Métropole et le Majestic organisent des rétrospectives thématiques, qui vous permettront de visionner des grands classiques du cinéma.

« Sortir », un hebdomadaire local gratuit paraît tous les mercredis. En effet, le mercredi est le jour de lancement des nouveaux films en France. Il vous informera des nouveaux films à l’affiche, des concerts, des pièces de théâtre, des ballets, des conférences, des expositions et de tous les évènements se déroulant à Lille ou dans la région.

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Quelques films sur le Nord

La vie est un long fleuve tranquille de Etienne Chatillez. Excellente comédie sociale sur deux familles du Nord : les Groseille et les Duquesnoy
Un week end à Zuydcott de Henri Verneuil
Germinal de Claude Berry. Adaptation du roman de Zola
La vie rêvée des anges de Eric Zonca. Comédie dramatique et sociale se déroulant à Lille
Karnaval de Thomas Vincent. Comédie dramatique sur le carnaval de Dunkerque
Ca commence aujourd’hui de Bertrand Tavernier. Le quotidien d’un maître d’école dans le la région de Valenciennes, le Hainaut.

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Concerts

Dans la métropole, de nombreuses salles de concert attirent les jeunes de Lille et de la région. Les plus réputées sont les suivantes : le Zénith de Lille Grand Palais pour les grands concerts, le Sébastopol pour les variétés, l’Aéronef à Euralille pour les musiques branchées, le Splendid à Fives pour le reggae, le Grand Mix à Tourcoing, le Colisée à Roubaix pour les Ballets du Nord.

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Où sortir à Lille le soir ?

Les nombreux bars où sortir le soir pour écouter de la musique se situent soit à l’intersection de la rue Masséna et Solferino, à proximité des anciennes halles ou dans le Vieux Lille vers la Place Louise de Bettignies ou vers la rue Royale. Nous avons recensé plus de 80 bars qui restent ouverts la nuit. Le règlement municipal autorise les cafés à ouvrir jusque 2 heures du matin. Après cette heure, il vous faudra aller en boîtes de nuit : l’entrée n’est en général pas payante mais une sélection existe à l’entrée.

Aux environs de la rue Masséna ( appelée communément « Rue de la soif »)

   - Au carré des Halles : 3 Rue des Primeurs Lille Tel : 03.20.54.61.23
   - La Boucherie : 32 Rue Masséna Lille Tel 03.20.30.66.06
   - La Clave : 31 Rue Masséna Lille Tel : 03.20.30.09.61
   - Le Salsero : 19 Rue Henri Kolb Lille Tel : 03.20.57.86.46
   - Le Club Ecossais: 20 Rue Masséna Lille Tel 03.20.54.27.76
   - Pub Saint Georges : 136 Rue Solferino Lille Tel 03.20.54.61.63
   - L’Irlandais : 160 Rue Solferino Lille Tel 03.20.57.04.74
   - Sherwood : 40 Rue Masséna Lille Tel 03.20.14.38.86
   - Chez Gino : 21 Rue Masséna Lille Tel 03.20.54.45.55
   - L’Atomic : 138 Rue Solferino Lille Tel : 03.20.40.18.49

Dans le Vieux Lille

   - L’autrement dit : 14 Rue Royale Lille Tel 03.20.51.02.22
   - L’Illustration : 18 Rue Royale Lille Tel : 03.20.12.00.90
   - Le Kremlin : 51 Rue JJ Rousseau Lille Tel : 03.20.51.85.79
   - Le Balatum : 13 Rue de la Barre Lille Tel : 03.20.57.41.81
   - OZ Australian Bar : 33 Place Louise de Bettignies Lille Tel : 03.20.55.15.15
   - La Pirogue : 16 Rue JJ Rousseau Lille Tel : 03.20.31.70.82

Boîtes de Nuit lilloises

   - Opéra Night : 84 Rue de Trévise Lille Tel : 03.20.88.37.25
   - Le Network : 15 Rue du Faisan Lille Tel : 03.20.40.04.91
   - La Plage : 122bis, Rue Solferino Lille Tel : 03.20.54.36.83
   - Le Duke’s : 6 Rue Gosselet Lille Tel : 03.20.52.97.98
   - La Scala : 32 Place Louise de Bettignies Lille Tel : 03.20.42.10.60

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Quelques propositions de sorties dans la région pour le week-end

Traditionnellement connue pour être une région industrielle, la région du Nord-Pas de Calais était connue pour ses mines de charbon, sa sidérurgie et son industrie textile. Depuis une dizaine d’années, le secteur du tourisme est en pleine expansion. A ce titre, nous vous conseillons de visiter :

Les sites naturels régionaux

La Côte d’Opale

De Berck sur Mer à Ostende en Belgique, vous trouverez les plus belles plages d’Europe . Toutes les villes de la Côte d’Opale sont très bien desservies grâce à la rocade et l’autoroute côtière. Aux vacances de printemps, Berck organise des compétitions de cerf volant. En février a lieu l’enduro du Touquet. En février mars, Dunkerque a son carnaval.( voir chapitre sur le carnaval).Vous pourrez pratiquer des sports nautiques tels que le char à voile ou la planche à voile. De nombreux gîtes ruraux pourront vous héberger dans le boulonnais. Le Touquet, autrefois appelé Paris Plage garde le souvenir des années folles lorsque la bourgeoisie anglaise et parisienne s’y donnaient rendez-vous pendant les beaux jours. Allez voir le site des 2 caps : le cap Blanc-Nez et le cap Griz-nez où ,par beau temps, vous pourrez voir les côtes britanniques. Sur la côte d’Opale, vous pourrez déguster de délicieux poissons et fruits de mer. Afin de vous dépayser, vous pouvez aussi aller jusque La Panne et Ostende en Belgique.

L’Avesnois

Pour voir la vraie campagne bien verte, allez visiter l’Avesnois. La forêt de Mormal, d’une superficie de 1229 hectares est la plus grande de la région. Elle est plantée de chênes et de hêtres. Dans les bocages de l’Avesnois, vous découvrirez des villages charmants et tranquilles. Le Val Joly est une station rurale de l’Avesnois qui vous propose des activités nautiques et de détente pour le week-end. Vous pourrez y effectuer des randonnées pédestres, équestres et en VTT. Dans le village de Maroilles, célèbre pour son fromage pareillement nommé, vous pourrez déguster une flamiche de maroilles. La flamiche est une sorte de quiche ou de pizza couverte de fromage chaud. Attention le maroilles (comme le Vieux Lille) sont des fromages très forts non pasteurisés.

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Villes et musées du Nord

Il existe une trentaine de musées dans la région. La région Nord- Pas de Calais est la seconde région la plus riche par le nombre de musées après Paris. Ceux-ci possèdent tous un intérêt culturel et historique pour découvrir l’histoire politique et économique du Nord.

Les villes du Nord possèdent un patrimoine très riche que vous pouvez voir en visitant les musées, généralement situés dans un monument historique. Au regard de la densité et de la diversité muséale de la région, les conservateurs de musée de la région ont décidé de se fédérer et les informations pratiques se retrouvent dans le site : www.musenor.org.

Dans la métropole lilloise :

Le Palais des Beaux-Arts de Lille

En 1991, la vétusté des lieux et la muséographie inadaptée sont les points de départ d’une importante campagne de rénovation. Il s’articule autour de principes simples : ouvrir le musée sur la ville, le rendre accueillant, l’adapter aux fonctions d’un musée moderne, mettre en valeur la richesse des collections lilloises. Cette rénovation a permis de montrer au public les plans en relief des villes fortifiées par Vauban

L’Hospice Comtesse

Ancien hôpital fondé en 1237 par la comtesse Jeanne de Flandres dans l’enceinte même de son palais, l’Hospice Comtesse constitue un témoignage exceptionnel de la construction à Lille du 15e au 18e siècle. Situé au coeur du Vieux-Lille, une atmosphère toute particulière émane de cet ensemble architectural, il mêle l’intimité de la maison flamande par la cuisine couverte de carreaux en faïence de Lille, la salle à manger des religieuses, à la monumentalité de la salle des malades. Cette dernière construite au 15e siècle selon le même modèle que l’Hôtel-Dieu de Beaune, évoque les liens étroits tissés entre la Flandre et la Bourgogne. La chapelle baroque dont le plafond porte les armoiries des principaux bienfaiteurs de l’hôpital et le bâtiment dans le style rococo qui ferme la cour complètent ce voyage dans l’histoire de l’architecture de Lille.

Le Musée d’Histoire Naturelle de Lille

Il se classe parmi les premiers musées de province. Crée en 1816 par la Société des Sciences, de l’Agriculture et des Arts de Lille, il est transféré à la ville en 1855 pour servir à l’enseignement, lorsque est créée la Faculté des sciences de la Ville. Autour du noyau constitué par les échantillons houillers, pétrographiques, minéralogiques et zoologiques, se sont agrégés, en 1991, les dépôts du Musée Industriel et Commercial et en 1992 ceux du musée Moillet d’ethnographie extra-européenne, auparavant conservé au Musée des Beaux-Arts de Lille. Cet ensemble se trouve maintenant bien à l’étroit, de sorte que toutes les collections ne peuvent être exposées.

Les collections de zoologie rassemblent plus de 110 000 pièces parmi lesquelles 1 000 mammifères, 10 000 oiseaux régionaux et exotiques, près de 400 reptiles, batraciens et poissons, 3 600 coquilles de mollusques, plus de 100 000 insectes et arachnides dont certains sont présentés vivants.

Les collections des Musées industriel et commercial et Moillet d’ethnographie ne sont pas, pour l’instant, accessibles au public.

Le Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq

Créé en 1983 et situé dans un vaste parc, le Musée d’art moderne a été conçu pour abriter la prestigieuse donation Masurel faite en 1979 à la Communauté Urbaine de Lille.

La plupart des grands artistes d’avant-garde ayant vécu en France dans la première moitié de ce siècle sont représentés. La collection d’art moderne comporte notamment des chefs-d’œuvre cubistes de Georges Braque, Henri Laurens, Pablo Picasso ainsi que des ensembles de référence d’oeuvres de Fernand Léger, Joan Miró, Modigliani. Le Fauvisme (André Derain, Kees Van Dongen et Georges Rouault), le Surréalisme (André Masson et Joan Miró), L’Ecole de Montparnasse, l’Ecole de Paris, l’Art Naif et les artistes du Nord sont également représentés. Depuis son ouverture, le Musée constitue une collection d’art contemporain rassemblant des oeuvres d’artistes français et étrangers.(Daniel Buren, Richard Deacon, Eugène Leroy, Pierre Soulages...).

En 1999, le musée a reçu en donation la collection d’art brut de l’association l’Aracine, riche de plus de 3000 oeuvres. Le musée propose tout au long de l’année des expositions temporaires (art moderne, art contemporain et art brut) ainsi que de nombreuses activités éducatives et culturelles.

Suivant l’exemple de son oncle, Jean Masurel commence sa collection à partir de 1920, avec l’achat d’une gouache de Fernand Léger. Héritier de la majeure partie du fonds réuni par Roger Dutilleul, il l’enrichit encore jusqu’en 1979. Jean Masurel agit aussi en véritable mécène auprès d’artistes de la région du Nord comme Arthur Van Hecke, Eugène Dodeigne ou Eugène Leroy.

Le Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix

Dans cette capitale textile du XIXe siècle, les collections du musée se sont développées en plusieurs étapes, à la faveur des donations, des dépôts de l’Etat et de l’histoire industrielle de la ville. Créé en 1862, le musée affirme son identité actuelle en tant que musée d’art et d’industrie, consolidée par son installation dans une piscine Art déco intégralement conservée.

Le legs Sélosse en 1924 et la donation du peintre Jean-Joseph Weerts, qui ont introduit dans les collections des oeuvres d’Ingres, Gérôme, Monticelli, et de Rémy Cogghe (près de 60 peintures et 300 dessins), offrent la possibilité d’aborder de nombreux thèmes et courants : la relation à la réalité au XIXe siècle (le quotidien, l’Orient), l’art et la nature, le symbolisme, le post-impressionisme.

Le très riche fonds textile témoigne de l’activité industrielle de Roubaix et le situe sans conteste au niveau des musées du tissu de Lyon et de Mulhouse. En effet, dès 1839 était collecté l’ensemble des créations textiles réalisées à Roubaix auquel s’ajoutaient les productions françaises qui servaient de références aux étudiants et aux industriels. Réunie en livres d’échantillons, cette somme représente une source documentaire et artistique unique sur la création textile en France de 1840 à 1940. Le département textile est par ailleurs augmenté d’une collection de tissus anciens, de l’art copte au mouvement Art déco, et comprend plusieurs milliers de pièces.

Le Musée des Beaux Arts de Tourcoing

Le programme du musée à sa réouverture en novembre 1994, dans le bâtiment rénové et doté d’équipements modernes, peut paraître audacieux : faire dialoguer l’art ancien et l’art contemporain, l’art vivant et les arts plastiques, tout en renouvelant l’accrochage tous les dix-huit mois. Cela signifie confronter un choix de chefs-d’oeuvre des collections permanentes à des oeuvres d’époques différentes, appartenant au musée ou en dépôt de collections extérieures ; créer des salles dédiées à des artistes du XXe siècle ou thématique (la salle hommage au carré) ; susciter des rencontres entre les arts vivants (musique, danse, théâtre) et les plasticiens.

L’élément central dans ce parti muséographique réside dans le rapport entre l’oeuvre et le lieu, expérimenté depuis 1986, notamment par des commandes in situ à des artistes tels que Sol Lewitt, Pistoletto, Richard Long...

La Fondation Prouvost : Le Septentrion

Fondation Prouvost
Septentrion - Chemin des Coulons 59700 Marcq-en-Baroeul
Tél. : 03.20.46.26.37

Situé dans un parc magnifique, vous pourrez accéder librement à la collection de minéraux mais il vous faudra prendre rendez-vous pour visiter le château et ses collections permanentes. La fondation a été créée en 1975 à l’initiative d’Anne et Albert Prouvost afin de faciliter l’accès à tous aux diverses formes de la culture et de l’art. La fondation met en place toute une vie culturelle autour d’expositions temporaires et de cycles de conférences sur l’art.

Quelques autres musées dans la région.

Le Musée des Beaux Arts d’Arras

Le musée est installé dans une ancienne abbaye bénédictine du XVIIIème siècle, dont l’histoire remonte au temps de l’évangélisation d’Arras par Saint Vaast. Le terme “arras” fut associé dans les textes médiévaux à une technique : la tapisserie. Cette production a en grande partie disparu; le musée en conserve un témoignage précieux, Saint Vaast et l’ours.

Le circuit de la visite commence avec les salles d’archéologie. Elles présentent le produit des fouilles effectuées depuis 1977 et illustrent la vie spirituelle et religieuse du Ier au Ive siècle dans la région, dont Arras (Nemetacum) était le chef-lieu.

Ces témoignages illustrent imparfaitement la richesse de l’architecture romane aujourd’hui disparue, dont le décor intérieur est évoqué par deux anges en bois doré provenant de l’église de Saudemont.

Un autre aspect caractéristique de la collection d’Arras est l’ensemble consacré à la sculpture funéraire du XIIe au XVIe siècle. Le visiteur pourra suivre l’évolution de l’iconographie, du style et de la technique. La statuaire complète notre connaissance de cette civilisation.

Provenant des églises environnantes, ces statues illustrent l’évolution du sentiment religieux.

Le parcours s’achève avec les deux retables peints par Jean Bellegambe pour l’abbaye Saint-Vaast

: L’adoration de l’Enfant (1529) et le Christ aux bourreaux (1532)

L’étage est consacré aux collections de peinture française, flamande et hollandaise. La visite du musée se termine avec la présentation de la peinture française du XIXe siècle. Les paysagistes les plus célèbres étaient Dutilleux (Chemin sous bois) et Corot (Route près d’Arras) qui donnèrent naissance à l’école d’Arras. Le courant réaliste est représenté par Jules Breton qui a puisé son inspiration dans la vie quotidienne des paysans de Courrières, son village natal, et de l’Artois (Bénédiction des blés en Artois).

Le Musée de la Chartreuse de Douai

Installé depuis 1958 dans l’ancien couvent des chartreux, le musée est composé de plusieurs bâtiments : l’hôtel d’Abancourt (1559) et l’aile édifiée par la famille de Montmorency (1608), dominée par une haute tour carrée. En 1659, afin d’y établir leur couvent, les chartreux construisirent, un petit cloître, un réfectoire, une salle capitulaire, un grand cloître et l’église, de style classique, terminée en 1722.

Comme la plupart des musées en France, le musée de la Chartreuse a été constitué à partir des oeuvres saisies dans les églises et les monastères (Polyptyque d’Anchin par Jean Bellegambe). Le musée fut durement touché par les destructions des deux guerres mondiales, notamment en 1944, lorsque les bâtiments et les collections des sections d’ethnographie et d’histoire naturelle furent détruites au cours d’un bombardement : des sculptures et des objets d’art disparurent dans l’incendie.

Le rez-de-chaussée propose des peintres primitifs espagnols, italiens, flamands et hollandais. Les chefs-d’oeuvre du style gothique tardif sont présentés dans le réfectoire. De retour dans la salle consacrée à l’art de la Renaissance, on découvre des oeuvres majeures exécutées en Italie au XVIe et XVIIe siècles : la Vénitienne de Véronèse et la Flagellation de Carrache. Le bronze de la Vénus de Castello rappelle que le sculpteur Jean de Bologne est né à Douai. Trois salles présentent une série de peintures des Pays-Bas qui attestent des influences de l’Italie mêlées à la tradition flamande au XVIe siècle.

Le premier étage est consacré à la peinture en Flandre et en France du XVIIe au XIXe siècle. Le foisonnement baroque est brillamment illustré par des oeuvres de Jordaens, Rubens et ses élèves. La salle suivante présente les fastes du XVIIIe siècle français : Portrait de Louis XIV par Lebrun, une nature morte par Chardin évoquant un autre aspect de la peinture de cette période. La richesse et la diversité de l’art au XIXe siècle apparaissent à travers la peinture néo-classique (Boilly, Mes petits soldats), romantique (Isabey), réaliste (Courbet), impressionniste (Renoir, Pissarro).

Le Musée des Beaux Arts de Valenciennes

Construit au début du siècle le musée de Valenciennes appartient à cette génération de palais des Beaux-Arts édifiés sous la IIIe république : larges espaces, proportions monumentales qui ici mettent admirablement en valeur une collection prestigieuse : de l’archéologie gallo-romaine jusqu’au XXe siècle, avec comme temps forts la peinture flamande du XVIIe siècle et la grande sculpture du XIXe siècle. Après trois ans de travaux le musée a doublé sa surface à 4 400 m2.

Vous y verrez une exceptionnelle collection de peintures flamandes : Jérôme Bosch, Bruegel, Rubens, Jordaens, Van Dyck. Cet ensemble prestigieux regroupe les oeuvres de grands maîtres flamands depuis le maniérisme jusqu’aux suiveurs de Rubens mais aussi les différents “genres” : le paysage, la nature morte, le portrait.

Valenciennes s’enorgueillit d’avoir vu naître un grand nombre d’artistes de premier plan : Watteau est le plus célèbre d’entre eux. Dans toutes les salles du musée la sculpture est présente mais c’est à la place Carpeaux, cet autre enfant de Valenciennes est ici magistralement “mis en scène” dans un grand jardin de sculptures.

Le Musée des Beaux Arts de Cambrai

Après quelques années de travaux, le musée a réouvert dans sa nouvelle configuration en octobre 1994 et a fêté son 150e anniversaire en 1997. Installé depuis 1890 dans le superbe hôtel de Franqueville, construit en 1720, le musée de Cambrai a gagné 3000 m2 d’extension de bâtiments. La mise en scène du superbe plan en relief de Cambrai est un véritable spectacle conçu comme une introduction au département patrimoine, l’un des trois départements du musée aux côtés de l’archéologie et des Beaux-Arts.

Le département archéologie offre un passionnant parcours de l’homme du Néandertal à celui du Haut Moyen-Age. Parmi ses richesses : un couvercle de sarcophage de Tuscania du Iie siècle avant JC, remarquable pièce étrusque et de très nombreux objets issus de la nécropole mérovingienne de Les Rues des Vignes découverte récemment non loin de Cambrai (330 tombes du VIe siècle). On s’arrêtera également sur des squelettes d’hommes du Haut Moyen-Age, l’un mort de la lèpre, l’autre d’un coup d’épée. Ils permettent de mieux comprendre les maux et la médecine de l’époque.

Le département patrimoine ressuscite les richesses de la ville de Cambrai, évoquant les merveilles de cette principauté ecclésiastique (depuis le XIe siècle) qui ne devint française qu’en1677 Après être passée sous l’influence de la maison de Bourgogne à l’empereur Charles Quint, elle fut conquise par Louis XIV qui en fit le siège en personne. Parmi ses trésors ; un très bel ensemble de statues romanes du XIIe siècle provenant de l’abbaye de Saint-Géry au Mont des Boeufs, et une réunion tout à fait exceptionnelle de treize statues d’albâtre de style maniériste) venant de l’ancienne cathédrale gothique.

Le département des Beaux-Arts s’ouvre sur une belle collection de tableaux des écoles hollandaises et flamandes de la fin du XVIe et du XVIIe. Quant au XIXe siècle, parmi les oeuvres célèbres, on pourra admirer La Tête de la grande odalisque de Dominique Ingres, l ‘Abandon de Camille Claude ou encore deux sculptures de Jean-Baptiste Carpeaux.

Les collections du XXe siècle continuent de faire honneur à l’art figuratif avec de nombreux portraits peints ou sculptés.

Le Château-Musée de Boulogne sur Mer

Le musée est situé dans un monument chargé d’histoire, le château des comtes de Boulogne, édifié vers 1227-1231 par Philippe Hurepel, fils du roi de France Philippe Auguste. Les aménagements effectués entre 1986 et 1990 pour l’installation du musée municipal ont restitué l’état de la fin du XVIIIe siècle. Le musée, créé en 1825, abrite de riches collections léguées par des Boulonnais célèbres : Mariette, Pinart, Hamy, Lebeau et Enlart, complétées par les acquisitions réalisées par la ville et les dépôts de l’Etat

Le circuit de visite débute au premier étage avec la collection égyptienne, la seule exposée actuellement dans la région avec celle de l’université de Lille III. Elle est constituée d’un ensemble d’objets évoquant la conception égyptienne de la mort, les croyances funéraires, le panthéon animal et les rites de l’embaumement, à la Basse Epoque et à l’époque ptolémaïque.

Plus exceptionnelle est la collection de céramique grecque, la première des musées de province en France.

Le deuxième étage est en partie consacré aux collections de faïences, porcelaines et verreries léguées par Lebeau : un bel ensemble de terres vernissées régionales du XVIIe au XIXe siècle et les productions de Boulogne, Desvres, Nevers, Rouen, une série significative de Delft bleu. La section la plus originale est celle consacrée à l’art 1900. Les grands maîtres verriers et céramistes du début de ce siècle sont présentés : Lalique (Vase lutteurs), Dammouse (vase en grès), Chaplet ou Delaherche. L’autre collection majeure de ce musée est extra-européenne. Grâce notamment à la générosité de l’explorateur Pinart et à la clairvoyance du savant E.Hamy, le musée possède depuis 1875 un ensemble exceptionnel d’oeuvres en provenance d’Alaska et d’Océanie. On remarquera surtout une série de masques esquimaux dont la fonction est restée inconnue.

Le Musée des Beaux Arts et de la Dentelle de Calais

Le musée de Calais, après qu’un bombardement en 1940 eût détruit la quasi-totalité de ses collections, s’est redéfini autour de quatre axes majeurs: la sculpture des XIXe et Xxe siècles, la dentelle, les oeuvres sur papier et l’art contemporain. Le musée envisage un déménagement de la section dentelle dans une ancienne usine de tulle, au coeur de la ville, pour se transformer en musée européen de la dentelle. Ce projet devrait s’accompagner d’un programme de rénovation du musée des Beaux-Arts qui donnerait pleine mesure à ses ambitions culturelles.

La forte présence du Monument des Bourgeois de Calais, situé à quelques pas du musée, face à l’hôtel de ville, a logiquement déterminé la constitution des collections de sculptures à partir des maquettes et dessins de Rodin pour le monument. Calais fut le premier centre mondial pour la production de dentelle au XIXe siècle. Les exceptionnelles collections d’échantillons de dentelle évoquent la plus célèbre des spécialités de Calais. Les collections constituées d’échantillons de dentelle à la main (Italie, Flandres, XVe-XIXe siècle) et de dentelle mécanique (Calais, Caudry, Lyon, Plauen, Saint-Gall...) se sont considérablement agrandies avec l’acquisition de matériel, outils, machines et pièces de confection, accessoires, robes de haute couture utilisant la dentelle de la fin du siècle dernier aux années précédant la Première Guerre mondiale (Doucet, Poiret) et des années 50 (Patou, Chanel, Dior...).

Le troisième point fort du musée est constitué par son cabinet d’oeuvres sur papier qui rassemble des dessins de sculpteurs ,des photographies du XXe siècle (Warhol, Mercier, Mylaine) et des dessins d’aquarellistes anglais de la fin du XVIIe siècle et du début du XIXe siècle L’art contemporain

Cette volonté tangible dans les nombreuses expositions temporaires s’accompagne parfois d’acquisitions exceptionnelles : Jean Dubuffet, Paysage du Pas-de-Calais II, Picasso, Portrait de vieillard, Brique peinte.

Le Centre Historique Minier de Lewarde

Situé à Lewarde, à 8 kms à l’est de Douai dans le Nord, le Centre Historique Minier se trouve au coeur du bassin minier. Il est installé sur le carreau de l’ancienne fosse Delloye qui regroupe 7 000 m2 de bâtiments industriels et de superstructures, sur un site de 8 hectares. Dans ce siège d’extraction travaillèrent entre 1930 et 1971 un millier de mineurs environ, dont huit cents au fond, qui produisirent en moyenne mille tonnes de charbon par jour. Véritable conservatoire de la Mémoire de la Mine dans la Région, le Centre Historique Minier a été créé en 1982 à l’initiative des Houillères du Bassin du Nord - Pas-de-Calais, des Collectivités Locales et du Ministère de la Culture. Il a ouvert ses portes au public en 1984 et a déjà accueilli plus d’un million de visiteurs. C’est le plus important musée de la mine en France et le site le plus fréquenté de la région Nord - Pas-de-Calais.

L’Eco-musée de Fourmies

Installé dans l’ancienne filature Prouvost-Masurel (1874), il est consacré à l’industrie de la laine peignée qui fit la renommée de Fourmies au XIXè siècle. Les salles d’exposition regroupent un important parc de machines de filature et de tissage représentatives de l’évolution des techniques de la seconde moitié du XIXè siècle jusqu’aux années 1970. Lors de démonstrations, le fonctionnement d’une partie d’entre elles permet aux visiteurs de com-prendre les différentes étapes d’élaboration des fils et des tissus. On y trouve également présentées les activités connexes à la production textile : ateliers de maintenance des machines, ateliers de bonneterie, de couture ainsi que les unités d’entretien du linge. Enfin, l’histoire économique et sociale de Fourmies est présentée dans la dernière partie de l’exposition permanente : industrialisation et urbanisation, évocation de la fusillade du 1er Mai 1891, de la période du Front populaire, reconstitutions des lieux de vie (intérieur ouvrier, école, rue commerçante du début du siècle), présentation des traditions locales.

Le musée départemental d’archéologie de Bavay

Le musée est situé au coeur de l’ancienne capitale des Nerviens, Bagacum, cité importante de la Belgique romaine du Ier au IIIe siècle. La visite des vestiges du vaste ensemble monumental (basilique civile, forum, portique sur cryptoportique...) permet de comprendre l’architecture de la cité à l’époque gallo-romaine. Les objets (découverts lors de fouilles locales) sont exposés dans un bâtiment moderne. Ils évoquent la vie matérielle, culturelle et religieuse contemporaine : nombreuses poteries, dont les mystérieux vases à bustes de divinités (seuls exemplaires connus) et un étonnant ensemble de statuettes et d’objets en bronze, trouvés dans une cache réalisée au IIIe siècle (Jupiter, Eros). La période mérovingienne est également bien représentée avec des objets provenant des nécropoles de la région : ornement, parure, mobilier funéraire.

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